La lauda s’est
déroulée dans un cadre de choix, en bordure du
port de Gênes, le spectateur pouvant laisser son regard
dériver vers les grands espaces océaniques… Pas
pour longtemps d’ailleurs car l’action se passait
sur scène et le spectacle était rempli de moments
captivants, délicat équilibre d’espérance,
d’émotion et de spiritualité. Les étapes
importantes de la vie de Saint François sont mises en
exergue par l’excellent jeu des acteurs et une chorégraphie
qui gagne en sobriété par rapport à ses
débuts. La musicalité particulière d’Angelo
Branduardi apporte une sorte d’apothéose sacrée
au message plein d’humanité d’un homme comme
les autres et surtout rassemble autour du musicien chaque corps
artistique inhérent au genre particulier de la lauda.
Un moment inoubliable fut le passage d’un énorme
paquebot le long des arènes, comme si tout à coup
les notes de musique montées vers le ciel ramenaient
par l’eau de nouveaux auditeurs sur terre pour écouter
les paroles franciscanes …
© Elise
Valere